Silence, on apprend notre métier par alternance.

Pourquoi la France rechigne-t-elle encore à développer sérieusement les filières professionnelles par alternance, c'est un mystère.

Alors que de nombreux pays, à l'instar de la Suisse (plus de 2/3 des étudiants…), de la Finlande et d'autres encore, ont tout misé sur l'alternance, la France, elle, Oh mais vous n'y pensez pas ! L'alternance ! Mais quelle honte ! "C'est la loose" ! Tiens donc…

Une vraie demande des entreprises.

C'est toujours étonnant le décalage qui existe entre les décisions des "élites" (vous savez, les élus…) et la réalité. On ne refera pas la politique française, mais une question tout de même. Pourquoi, alors que les entreprises sont demandeuses, les filières par alternance ne se développent pas plus chez nous ? Ce type de formation présente pourtant tous les avantages, tant pour l'étudiant que pour la société qui l'emploi et le forme. En suisse d'ailleurs, la plupart des étudiants sont directement embauchés par leur entreprises tutrice. Et dites vous bien : ce ne sont pas des formations au rabais. Au contraire. L'école apporte un savoir théorique indispensable, immédiatement mis en pratique afin de développer un authentique savoir faire directement appliqué ! De l'ex-pé-rience !

Toutes les disciplines concernées.

Le cliché en France serait que les "alternants" sont juste des tourneurs fraiseurs ou apprentis plombiers qui n'auraient pas le bac. Cliché d'autant plus consternant que les écoles spécialisées dans ce type de formation proposent le plus souvent un niveau BTS au minimum, et que l'on peut aisément devenir ingénieur ou obtenir un Master 2 selon les filières. Marketing, comptabilité, communication, mais aussi bâtiment ou développement web, tout est faisable avec cette méthode. Et cela s'exporte !

Prenons un exemple. Vous voulez suivre un BTS Marketing en alternance à Paris. Pas évident au premier abord, les écoles sérieuses sont peu nombreuses. Mais surtout en marketing, le fait d'être confronté à la réalité du travail remet les jolis cours bien théoriques en perspective, et permet de ne pas s'évader dans les hautes sphères des idées à la mode. Il ne s'agit plus en effet de simplement valider votre diplôme. Là on est dans le concret : il s'agit de participer concrètement au plan marketing d'un produit ou d'une gamme de produits. L'enjeu est autrement plus impliquant, plus interessant, et permet du coup une vraie confrontation d'idée lors des sessions à l'école.

Du beau diplôme en théorie du marketing appliqué, on passe à l’expérience réelle de l’application du marketing. Et une expérience professionnelle, parait-il, ça se met en valeur sur un CV…

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